Imaginez quitter votre vie de patron, vos réunions, vos mails à rallonge et même (surtout !) votre téléphone portable, pour troquer tout cela contre une vie simple dans une cabane, entouré d’un potager et de quelques poules. Jérémy Leclercq, lui, n’a pas seulement osé l’imaginer. Il l’a fait, tenant une promesse aussi surprenante qu’ancienne : à 44 ans, il a tout quitté pour vivre son rêve, ni plus ni moins !
Un rêve d’ado, une promesse tenue à la lettre
Jérémy Leclercq, patron de l’entreprise « Isolation Sablaise » aux Sables-d’Olonne, en Vendée, a su très tôt qu’il n’atteindrait pas l’âge classique de la retraite. « Dès mes 18 ans, je disais que je me retirerais à 40 ans », confie-t-il sans détour. Et on ne parle pas là d’un simple caprice d’adolescent ennuyé ! Si les bancs de l’école ne l’ont jamais vraiment passionné, c’est parce qu’à ses yeux, la vraie vie était ailleurs : « Je voulais vivre de mes mains et être autonome. »
Cette envie de liberté et de contact avec la nature, il la portait en lui, bien avant d’enfiler le costume de chef d’entreprise. Frais, motivé, il n’a jamais caché sa volonté de vivre autrement, loin des sentiers battus… ou bitumés.
Une vie de labeur sans demi-mesure
Que les sceptiques qui soupçonnent un caprice prématuré se rassurent : ce choix de retraite (très) anticipée, Jérémy ne l’a pas volé ! Ses premiers pas dans le monde du travail, il les fait (attention les yeux) à… 13 ans, comme ouvrier dans l’entreprise familiale. Après un accident qui lui coûte un doigt, il bifurque, devient commercial, puis se jette corps et âme dans l’entrepreneuriat en 2009. Sa première société ne survit pas à 2014, victime de la crise, de soucis de comptabilité et de quelques partenaires peu inspirés. Mais pas de quoi arrêter l’énergie de Jérémy : il rebondit illico en créant « Isolation Sablaise », qui tiendra solidement… jusqu’au premier confinement mondial.
Un coup d’arrêt imposé par la pandémie, dont il garde pourtant un souvenir inattendu : « Paradoxalement, pour moi, ça a été une respiration. Mais quand ça s’est terminé, je ne me sentais plus capable de retourner au travail », avoue-t-il deux ans plus tard.
S’ensuit alors la préparation d’une nouvelle vie, celle qu’il s’était promise, pour le printemps 2022.
La récompense : 32 m² de liberté et d’autosuffisance
La cerise sur le gâteau de cette reconversion ? Une jolie cabane de 32 m² dans l’arrière-pays. Son ambition est simple mais exigeante : atteindre l’autosuffisance grâce à un potager et un poulailler, renouer le contact perdu, celui avec la nature. Exit le portable et l’ordinateur, les « fils à la patte » et toutes les notifications intempestives. « Je ne veux plus de portable ni d’ordinateur, plus de fil à la patte », souffle-t-il, libéré.
Pour réussir ce grand saut, Jérémy Leclercq n’a pas ménagé sa peine : « Bosser trois fois plus pour partir trois fois plus tôt. J’ai toujours bossé à 300 %. En un an et demi, j’ai dû prendre quatre week-ends de repos », reconnaît-il avec une honnêteté brute… et une touche d’humour qui trahit le vécu !
Des projets, mais sans le stress
Attention, il ne part pas les poches vides ni complètement coupé du monde. Jérémy précise : « J’ai des revenus qui me permettront de payer mes dernières dettes, de l’immobilier que j’entends louer à des jeunes. » Et sur son ancienne société ? Pas question de tourner la page sans un clin d’œil : « Je garderai un œil dessus. »
- 32 m² de cabane en arrière-pays
- Objectif autosuffisance : potager et poulailler
- Déconnexion totale : adieu portable et ordinateur
- Patrimoine locatif pour de jeunes locataires
En conclusion, l’histoire de Jérémy Leclercq, c’est la démonstration qu’on peut s’autoriser à changer radicalement de vie et à sortir du cadre. Un poil de volonté, beaucoup de travail, et un rêve qui n’a jamais cessé de trotter dans la tête : parfois, la vraie réussite, c’est tout simplement de s’écouter !










