Être à côté de la plaque, c’est parfois une question de point de vue… surtout quand on est HPI. On pourrait croire que naviguer dans la vie avec autant d’étiquettes et de talent, c’est comme surfer sur un nuage rose : douce utopie ! En réalité, c’est souvent se sentir largué, incompris, livré à soi-même dans une société qui peine à aider ceux qu’elle ne comprend pas. Décollage immédiat pour la planète des hauts potentiels, là où les différences riment plus avec solitude qu’avec superpouvoirs.
Étiquettes à gogo, mais solitude garantie
- Autiste haut potentiel, hikikomori, asperger, zèbre, HPI, TDAH, enfant indigo, syndrome de l’imposteur…
- Des mots pour tenter de comprendre, mais qui finissent par enfermer.
- Société perdue, besoin d’étiquettes, mais incapacité à vraiment aider.
On finit par se sentir comme un extra-terrestre, atterri là pour donner un sens inconnu à des gens qui cherchent désespérément à coller une étiquette sur ce qu’ils ne saisissent pas.
Souffrances de l’ombre et véritable survie
La souffrance psychologique, voilà un tabou coriace. Qui veut voir ou admettre le mal-être de ceux qu’on ne comprend déjà pas ? Les personnes HPI, à force de composer avec leurs différences et ce quotidien inadapté, sont de véritables survivants. Sortir de l’ordinaire, c’est bien sur le papier… Beaucoup, malheureusement, finissent par penser que le seul moyen d’échapper à une lutte interminable, c’est la fuite définitive. Oui, l’idée d’en finir traverse bien des esprits fatigués. Parce que face aux murs administratifs, à l’indisponibilité des professionnels déjà submergés, on se sent abandonné.
- Le parcours pour obtenir des aides psychologiques relève du parcours du combattant.
- Les thérapeutes débordés refusent des patients.
- L’administration met de nouveaux bâtons dans les roues.
Résultat : on reste isolé, désespéré. Il est crucial de rappeler l’importance de ces vies uniques, de ce qu’elles apportent au monde, de ce qu’on perd lorsqu’elles s’éteignent.
Penché sur mille passions, mais bancal dans la société normale
Être artiste pluridisciplinaire dans cinq domaines, apprendre par soi-même depuis l’enfance… Ça en fait rêver plus d’un. Mais l’envers est moins glamour :
- Aucune reconnaissance « officielle » (et on ne parle même pas des diplômes précieux, introuvables ici).
- Travail indépendant forcé, difficultés administratives XXL.
- Gérer le compte en banque à la limite du zéro, source d’un stress permanent.
La liste des talents, pourtant impressionnante, ne trouve pas sa juste place. Musique, photographie, infographie, vidéo, WordPress… Mais en absence de diplôme ou de cadre normé, on bricole, on s’épuise, et parler d’argent devient mission impossible quand seul compte le fait d’aider ou de créer.
C’est la quadrature du cercle :
- Vouloir aider, mais peiner à exister financièrement.
- Être trop gentil ? Mauvaise pioche dans cette société.
- Surchauffe mentale assurée.
La phrase qui résume tout ? « Je ne peux pas supporter les gens, mais j’éprouve un bonheur immense à les aider. » Incompréhensible pour certains, vérité profonde pour d’autres.
Un monde d’étiquettes, peu de compréhension
Tout est séparé, classifié, étiqueté. Vouloir aider sans diplôme ? Hérésie administrative. Pourtant, des diplômes en psychologie, tout le monde peut en décrocher en apprenant par cœur. Même les moins recommandables trouvent leur place sur les bancs universitaires… On connaît même des histoires peu éthiques de la part de certains détenteurs de ces fameux papiers.
Ce grand jeu de l’étiquette et du diplôme commence tôt, dès l’école. Pour les personnalités sensibles, intelligentes, fragiles, c’est l’enfer :
- Humiliation, compétition, jugement, échec.
- Apprentissage du « masque social » pour survivre dans la jungle scolaire.
- Administration indifférente à la souffrance psychologique.
Ce climat finit par rendre le monde froid, triste, dénué d’espoir. Il faut plus de dix ans pour retrouver un peu foi en la société. Le chemin reste semé d’accrocs, et l’envie de faire confiance n’est pas toujours au rendez-vous.
À toutes celles et ceux qui se reconnaissent dans ces lignes : vous n’êtes pas seul. Ce n’est peut-être pas la phrase qui change tout, mais il est précieux de savoir qu’il existe d’autres êtres lumineux et bienveillants qui, eux aussi, se sentent souvent « à côté de la plaque »… sans jamais cesser d’apporter, à leur façon, une lumière différente.











