Ce nombre d’heures de sommeil protège vraiment votre cerveau d’un AVC

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Et si votre prochaine nuit pouvait influencer l’avenir de votre cerveau ? Voilà une bonne raison de ne pas sacrifier son sommeil : la science vient de rappeler qu’un nombre suffisant d’heures passées au pays des rêves serait l’un de nos meilleurs alliés contre l’accident vasculaire cérébral. Prêts à reconsidérer votre lever aux aurores sans raison valable ?

Quand le sommeil joue les super-héros de votre santé cardiovasculaire

On savait déjà que sommeil et santé cardiovasculaire formaient un duo de choc, mais des chercheurs de l’Inserm, emmenés par Jean-Philippe Empana à Paris, ont voulu creuser la question. Leur ambition : comprendre précisément comment différentes facettes du sommeil influencent notre risque de faire un accident vasculaire cérébral (AVC) ou d’autres accidents cardiaques. Pour y parvenir, l’équipe s’est penchée sur cinq aspects de notre sommeil :

  • La durée de sommeil chaque nuit
  • Le chronotype (êtes-vous du matin ou du soir ?)
  • La fréquence des insomnies
  • La somnolence excessive en journée
  • Les apnées du sommeil

Ils n’ont pas fait les choses à moitié : deux grandes études, l’une à Paris (10 157 adultes de 50 à 75 ans) et l’autre en Suisse (6 733 volontaires de plus de 35 ans), ont permis de passer nos nuits à la loupe. Chaque participant a reçu un score de sommeil basé sur ses habitudes, attribué au début de l’étude puis de nouveau deux à cinq ans plus tard. Ensuite, place à la patience : pendant 8 à 10 ans, les chercheurs ont veillé (sans mauvais jeu de mots) à la survenue d’accidents cardiovasculaires chez ces mêmes personnes.

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Un bon score de sommeil, c’est combien d’heures sous la couette (et plus si affinités) ?

Mais concrètement, qu’apprend-on ? Premier résultat marquant : par rapport à ceux qui collectionnent les mauvaises habitudes de sommeil (score 0 ou 1), ceux affichant le score maximal de 5 voient leur risque d’accident cardiovasculaire, AVC inclus, chuter de 63%. Oui, vous avez bien lu. Jean-Philippe Empana précise : “près de 60% des accidents cardiovasculaires pourraient potentiellement être évités si les individus présentaient tous un score optimal de sommeil”. Pas mal comme super-pouvoir !

Ce score optimal ne s’obtient pas seulement en alignant un nombre d’heures respectable. Pour décrocher la note maximale, il faut :

  • Dormir suffisamment chaque nuit (au moins 7 heures, c’est le minimum recommandé)
  • Ne pas souffrir d’insomnies à répétition
  • Garder un chronotype en cohérence avec son mode de vie (matin ou soir, peu importe, tant que ça vous va !)
  • Éviter la somnolence diurne (rester éveillé en réunion… ou presque !)
  • Ne pas présenter de symptômes d’apnée du sommeil

Chaque point de sommeil compte : pas besoin d’être parfait pour réduire le risque

Pas besoin pour autant de viser la médaille d’or tout de suite : le risque de voir apparaître des pathologies cardiovasculaires diminue de 16% à chaque point de score gagné au fil du temps. Attention, chaque habitude compte autant que les autres, prévient l’Inserm. Ce n’est donc pas qu’une question d’addition d’heures de sommeil, mais bien de veiller à la qualité globale de son sommeil, en s’attaquant aussi aux insomnies et aux apnées du sommeil.

Conclusion : l’avenir de votre cerveau commence ce soir

En clair, si l’on devait résumer en une phrase qui fait sourire, mais pas à la légère : « Bien dormir, ça sauve littéralement des vies – et votre cerveau vous dira merci ! » Pensez à votre prochaine nuit de sommeil comme à un investissement pour votre avenir. Essayez de cumuler au moins 7 heures de sommeil, tenez à distance les insomnies, méfiez-vous de la somnolence diurne, et occupez-vous des éventuels symptômes d’apnée. Votre cœur, vos vaisseaux – et accessoirement votre bonne humeur – n’en seront que plus reconnaissants !

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