Ce qui arrive vraiment à votre corps quand votre sexualité reste active après 60 ans

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On croit parfois, à tort, que le plaisir du lit tire sa révérence une fois les 60 ans franchis. Pourtant, la réalité s’avère bien plus savoureuse et pleine d’espoir ! Loin d’être réservée à la jeunesse, la sexualité continue de rythmer la vie, de soutenir la santé et d’enrichir les liens intimes au fil des décennies. Que se passe-t-il donc vraiment quand on garde une sexualité active après 60 ans ? Démontons les idées reçues et voyons ce que dit la science… sans tabou ni fausse pudeur.

La sexualité : toujours présente, même à un âge avancé

  • Oubliez le cliché du senior asexué ! Selon une enquête menée par l’University College de Londres, 85% des hommes âgés de 60 à 69 ans disent être sexuellement actifs. Ce chiffre s’élève encore à 60% chez ceux de 70 à 79 ans, et à 32% chez les 80 ans et plus.
  • Du côté des femmes, la tendance montre une baisse de la fréquence, mais le désir reste bien vivant : aux États-Unis, des études révèlent que de nombreuses femmes souhaitent continuer à avoir des rapports, voire à explorer de nouvelles expériences sexuelles même en vieillissant.

Bonne nouvelle donc : le désir ne disparaît pas avec l’âge, même si l’intensité ou la fréquence des rapports évoluent au fil du temps. La preuve, c’est que des milliers de seniors revendiquent une vie sexuelle épanouie !

Ce que révèle la science sur les bienfaits d’une vie sexuelle active

Les chercheurs, dont Lee Smith (Université Anglia Ruskin) et ses collègues, se sont penchés sur la vie sexuelle de plus de 5 700 personnes âgées de 50 ans et plus pour étudier son impact réel. Ils ont alors découvert que :

  • Les seniors qui réduisent leurs activités sexuelles sont plus enclins à des soucis de santé mentale et physique.
  • Un déclin du désir sexuel chez les hommes coïncide souvent avec une plus grande probabilité de développer un cancer ou des maladies chroniques limitant l’activité, tout comme les troubles de l’érection, qui sont associés à un risque accru de cancer et de maladies coronariennes.
  • Ceux qui estiment que leur vie sexuelle baisse signalent aussi une santé globale moins satisfaisante qu’eux dont le désir, l’activité et les capacités sexuelles restent stables.
  • À l’inverse, les performances cognitives des hommes restant sexuellement actifs seraient meilleures que celles de ceux qui ont raccroché leur culotte !
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Rappel utile : il n’est pas exclu que le déclin du désir ou de la fonction sexuelle soit parfois une conséquence de maladies pas encore diagnostiquées – la poule ou l’œuf ? Le mystère demeure, mais la corrélation est là.

Le sexe, une vraie cure de jouvence ?

Le plaisir charnel n’est pas qu’une histoire de cœur (au sens romantique…), c’est aussi un formidable allié pour le bien-être ! Pendant l’acte, le cerveau orchestre la production d’endorphines – ces précieuses hormones de la bonne humeur qui donnent le sourire… et pas qu’un peu. Les effets positifs ne s’arrêtent pas là :

  • Des taux élevés d’endorphines boostent le système immunitaire, ce qui peut contribuer à réduire le risque de cancer et de maladies cardiaques.
  • L’activité sexuelle crée une proximité renforcée avec son partenaire, ce qui est associé à une meilleure santé mentale.
  • Autre bénéfice plus terre-à-terre : le sexe, c’est aussi du sport ! Durant les ébats, vous pouvez brûler jusqu’à quatre calories par minute. Bref, une activité physique d’intensité modérée qui fait du bien au corps… et au moral !

En somme, garder une vie sexuelle active est bénéfique pour la santé physique et mentale.

Lever les tabous : et si on en parlait ?

Pourtant, il est rare que l’on encourage les seniors à explorer de nouveaux horizons sexuels ou à tester des positions différentes. Bien souvent, même les médecins préfèrent esquiver la question… Dommage, car parler de sexualité à tout âge pourrait bien participer à bousculer les normes et ouvrir la voie à une vieillesse plus épanouie.

Le message des chercheurs est clair : il n’y a aucune raison d’abandonner sa vie sexuelle sous prétexte qu’on cumule les anniversaires ! Envisager de nouvelles pratiques, discuter de ses envies avec son partenaire, ou même aborder le sujet avec le corps médical, pourrait être synonyme de vitalité… et d’années gagnées ! Bref, “le plaisir de vivre” peut continuer à se conjuguer à tous les temps, même après 60 ans. Qui a dit que la retraite devait rimer avec abstinence ?

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