L’entreprise Primavista exerce dans la photographie professionnelle de la petite enfance et de la maternité, avec des marques comme BABYVISTA, LITTLEVISTA, FAMILYVISTA et SILVERVISTA. Elle a généré un chiffre d’affaires d’environ 21 millions d’euros en 2024, et emploie environ 255 salariés à travers la France. La société a été placée en redressement judiciaire le 28 janvier 2025, après résolution d’un plan de sauvegarde, puis convertie en liquidation judiciaire le 6 mai 2025. Voici ce qu’il faut savoir sur cette procédure, ses causes, ses impacts et les perspectives pour les salariés.
| Éléments clés | Détails |
|---|---|
| Date de redressement judiciaire | 28 janvier 2025 |
| Conversion en liquidation judiciaire | 6 mai 2025 |
| Activité principale | Photographie en maternité et petite enfance |
| Nombre de salariés concernés | Environ 255 |
| Repreneurs potentiels | Plusieurs pistes en cours d’évaluation |
| Aides publiques | 3 millions d’euros d’aides (BPI, PGE) |
- Le plan de sauvegarde approuvé en juillet 2023 n’a pas permis de stabiliser l’entreprise.
- Le redressement judiciaire a été ouvert moins de 7 mois après l’arrêté du plan.
- Les sites de production sont répartis sur plusieurs départements, avec une forte concentration en Gironde.
- Les syndicats pointent une gestion hasardeuse et un manque d’anticipation.
- Des discussions sont engagées pour préserver certaines activités et emplois via des offres de reprise ciblées.
Qu’est-ce que l’entreprise Primavista et dans quel secteur évolue-t-elle ?

Primavista est spécialisée dans la prise de photos en maternité, avec un service clé-en-main proposé directement dans les hôpitaux. L’entreprise couvre également les séances photo à domicile et les portraits familiaux. Elle opère sous plusieurs marques : BABYVISTA (photos de naissance), FAMILYVISTA (portraits en famille), LITTLEVISTA (séances enfants) et SILVERVISTA (personnes âgées).
Fondée en 1957, Primavista a connu une forte expansion grâce à des partenariats avec plus de 500 maternités en France. Elle emploie environ 255 personnes, réparties entre les photographes itinérants, les techniciens de traitement d’image, les fonctions commerciales et administratives. Son siège social est basé à Canéjan, en Gironde.
Pourquoi Primavista a-t-elle été placée en redressement judiciaire ?
Primavista a été confrontée à une baisse continue de son chiffre d’affaires depuis la crise sanitaire. La diminution des naissances, la digitalisation des souvenirs familiaux et la baisse des commandes imprimées ont fortement impacté son modèle économique. En 2023, l’entreprise avait bénéficié d’un plan de sauvegarde, validé par le tribunal de commerce de Bordeaux, mais celui-ci n’a pas suffi à redresser durablement la situation.
Les coûts fixes sont restés élevés, notamment en raison de la structure de l’entreprise (véhicules, équipements photo, logistique), alors que les ventes ont chuté. Cette combinaison a conduit à des tensions de trésorerie importantes.
Quand la procédure de redressement judiciaire a-t-elle été ouverte pour Primavista ?
Le tribunal de commerce de Bordeaux a ouvert une procédure de redressement judiciaire le 28 janvier 2025. Cette décision faisait suite à la constatation de l’échec du plan de sauvegarde mis en place en juillet 2023. À peine six mois après l’homologation de ce plan, Primavista n’était plus en mesure d’honorer ses échéances.
Quelles sont les conséquences du redressement judiciaire pour Primavista ?
La procédure de redressement judiciaire a permis de geler les dettes et de maintenir l’activité pendant quelques semaines. Elle a aussi ouvert une phase de recherche de repreneurs, sous la supervision d’un administrateur judiciaire. Plusieurs candidats ont manifesté un intérêt pour certains volets de l’activité, mais aucun plan global n’a pu être validé dans les délais impartis.
Le redressement judiciaire n’a pas permis d’éviter la liquidation. Cela a entraîné des ruptures de contrats de travail et la fermeture progressive des structures non reprises.
Primavista est-elle désormais en liquidation judiciaire ?

Oui. Le 6 mai 2025, le tribunal de commerce a prononcé la liquidation judiciaire de Primavista. Faute d’offres de reprise suffisamment solides, l’entreprise n’a pas pu poursuivre son activité. Une partie du matériel a été mise en vente et les contrats restants sont en cours de résiliation. Les offres de reprise partielle concernent principalement les bases clients, certains équipements, et quelques postes à reclasser.
Combien de salariés sont concernés par cette procédure ?
La liquidation concerne environ 255 salariés répartis sur tout le territoire français. Les métiers les plus impactés sont ceux des photographes, des opérateurs de traitement, ainsi que les équipes logistiques. Les plans sociaux locaux, alignés sur la stratégie décrite dans L’Avenir du Groupe Primavista, sont en cours de discussion en lien avec les préfectures et Pôle emploi.
En Gironde, où l’entreprise concentre son activité administrative et une partie de la production, ce sont près de 90 emplois qui sont menacés ; ces chiffres soulignent l’importance de consulter régulièrement L’Avenir du Groupe Primavista pour suivre l’évolution des perspectives.
Quel a été le rôle des aides publiques dans cette situation ?
Primavista a perçu environ 3 millions d’euros d’aides publiques depuis 2020, dont un prêt garanti par l’État (PGE) et des aides de Bpifrance. Ces soutiens visaient à absorber l’impact de la pandémie sur les activités en maternité. Le redressement judiciaire a rendu impossible le remboursement du PGE à l’échéance prévue.
Certaines aides régionales avaient également été mobilisées pour soutenir l’emploi en Nouvelle-Aquitaine. Leur efficacité est aujourd’hui remise en question.
Quelles sont les critiques formulées par les syndicats face à cette situation ?
Les syndicats dénoncent une mauvaise gestion financière et un manque d’anticipation. Selon eux, l’entreprise a tardé à ajuster son modèle économique et a continué à investir dans des structures coûteuses, sans réelle visibilité sur la reprise du marché. Ils soulignent également un défaut de communication interne, les salariés ayant appris la liquidation dans la presse pour certains d’entre eux.
Le manque de coordination avec les pouvoirs publics est également pointé du doigt, notamment sur les dispositifs de reconversion.
Y a-t-il des repreneurs potentiels pour Primavista ?

Oui, plusieurs repreneurs ont manifesté un intérêt, mais aucun plan global n’a été accepté par le tribunal. Les offres les plus sérieuses portent sur des segments spécifiques comme la base client de la marque BABYVISTA ou des outils de production. D’autres acteurs du secteur de la photo pourraient absorber une partie du personnel.
Certaines entreprises spécialisées dans les solutions numériques de souvenirs familiaux sont également en discussion avec l’administrateur pour une éventuelle acquisition partielle.
Quel avenir pour les salariés et les activités de Primavista ?
À ce jour, l’avenir est incertain pour la majorité des salariés. Certains pourraient être reclassés dans les entreprises qui reprendront des activités ciblées, mais une grande partie devra entamer une reconversion. Des cellules de reclassement ont été mises en place avec le soutien des services de l’État.
En ce qui concerne l’activité, les repreneurs intéressés par certains actifs pourraient relancer une offre de service plus digitalisée, en rupture avec le modèle traditionnel de Primavista. Mais cette transition ne préservera pas tous les emplois, ni la structure actuelle.












