“Trop intelligente, trop intense” : la face cachée du quotidien des femmes HPI

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« Trop intelligente, trop intense » : la face cachée du quotidien des femmes HPI

Vous vous sentez à côté de la plaque parce que vous levez le doigt en classe plus que votre ombre ? Ou alors, on vous reproche d’être « trop », tout court ? Bienvenue dans le monde fascinant des femmes dites « haut potentiel intellectuel » (HPI). Loin des clichés, leur réalité, elle, fuse à la vitesse de l’éclair.

Un QI qui décoiffe, un quotidien qui bouscule

Vivre vite, penser vite, remettre tout en question… c’est la devise de ces femmes dont le QI dépasse 130. Leur spécificité ? Quelque chose de presque invisible, mais qui oriente leurs journées, leurs relations, et leur façon de voir le monde. Pour elles, transgresser les codes ? Même pas peur !

L’un des témoignages les plus marquants est celui de Marie, qui raconte :
« Tu parles trop vite », « Tu ne fais rien comme les autres », « J’étais trop fatigante, trop énergique, trop décalée ». Toute son enfance, elle a entendu qu’elle était… trop !

Les souvenirs de Marie sont limpides :

  • Les siestes maternelles où elle s’ennuyait ferme
  • L’agacement persistant des profs quand, enthousiasme oblige, elle levait le doigt dix fois par jour

Diagnostiquée HPI à 35 ans, elle avoue un immense soulagement, comme si ce mot mettait enfin un nom sur sa différence (et, précisons-le, sur l’exaspération de ses enseignants).

Quand penser autrement devient une transgression

Vivre et penser différemment ? C’est le pain quotidien des femmes haut potentiel. Fanny Marais, coach spécialisée dans les hauts potentiels, pose le doigt sur le vrai nœud :
« Quand, comme elles, on questionne le monde 24 heures sur 24, forcément, on en vient à challenger la norme ».

Le hic ? Le monde, lui, « ultra normé », tolère avec difficulté ceux et celles qui sortent du rang.

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Pourtant, beaucoup de personnes – pas seulement les HPI – partagent ce sentiment d’être à part. S’écarter du moule, ce n’est jamais tout confort.

Être « trop » : atout ou handicap au quotidien ?

Au fil d’une vie, être taxée de « trop » peut vite lasser…

  • Trop fatiguante, donc socialement remuante
  • Trop énergique, donc trop survoltée
  • Trop décalée, donc… trop compliquée !

Mais d’où cela vient-il et comment ces femmes vivent-elles cette intensité ? Pour certaines, comme Marie, la prise de conscience vient tardivement mais change tout. D’autres vivent cela comme un défi perpétuel face à la norme.

Rester en dehors des clous devient alors leur façon d’exister… même si, pour certains, ce mode de vie est perçu comme de l’indiscipline (mais qui n’a pas rêvé un jour de renverser les codes ?).

Ce regard extérieur, parfois sévère, peut même aller jusqu’à remettre en question la réalité du haut potentiel. Ainsi, certains avancent qu’« une des caractéristiques de ces soi-disant HPI est que, quoiqu’il leur arrive de fâcheux, ce n’est jamais de leur faute. Leurs excuses : j’ai été mal conseillée, il ou elle ne m’a pas comprise, c’est un pervers narcissique… et autres mauvaises excuses ». Difficile ici de trancher entre perception et généralité, mais l’écart de ressenti existe.

Sortir de la norme : un défi pour tous

Si les femmes HPI incarnent avec intensité ce décalage, la problématique ne leur est pas exclusivement réservée. Comme le pointe une remarque, « il ne fait pas bon sortir du commun » et ce constat vaut pour quiconque ose ne pas suivre les règles établies. Cela touche souvent des personnes intelligentes, même sans atteindre le haut potentiel.

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Alors, exception ou malaise généralisé face à la différence ? Une chose est sûre : dans une société qui privilégie le consensus, bousculer la norme n’est pas de tout repos. 

Conclusion : Osez vivre trop… mais restez vous-même !
Être une femme HPI, c’est vivre à grande vitesse, parfois fatiguante pour les autres, souvent passionnante pour soi. Derrière l’étiquette, une certitude s’impose : sortir des sentiers battus dérange, mais c’est aussi la plus belle façon d’exister pleinement.

Conseil du jour (non breveté) : si on vous répète que vous êtes « trop », souriez et répondez : « C’est parce que le monde n’est pas encore assez ! »

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