Régimes vegan et omnivore : quand deux jumeaux jouent les cobayes et révèlent enfin ce que notre assiette fait à notre corps… et à notre intestin !
Une expérience (presque) scientifique… entre frères !
Le débat fait rage : faut-il préférer le steak saignant ou le tofu bien grillé ? Et si, pour une fois, on tranchait la question à la source – ou plutôt à la double source, grâce à des jumeaux identiques ? C’est l’impressionnante expérience qu’ont menée les frères Turner, connus pour leur goût du défi et de la science, accompagnés par des chercheurs du King’s College. Pendant douze semaines, Hugo s’est mis au tout végétal, tandis que Ross continuait à croquer dans la vie… et la viande. L’enjeu ? Observer ce qui change (ou pas) quand seule l’alimentation varie dans un corps quasiment cloné.
Protocoles stricts et métamorphoses express
Nos “cobayes aventuriers” ne sont pas à leur coup d’essai : leur objectif était d’éliminer tous les biais, jusqu’au niveau génétique. Même âge, même foi dans le projet… mais pas le même menu ! Tous deux étaient surveillés à la loupe : poids, masse musculaire, graisse, cholestérol. Autant dire que la balance et la prise de sang n’allaient pas chômer.
Voici ce que l’expérience a montré :
- Hugo (régime vegan) : a perdu un kilogramme, réduit sa masse graisseuse d’un point et, cerise sur l’igloo, vu son cholestérol chuter de façon notable. Un bonus pour le cœur ? C’est bien parti !
- Ross (régime omnivore) : a pris 5 kg… de muscle, et 2 % de graisse en plus. Son taux de cholestérol, lui, est resté aussi stable qu’une boîte de pois chiches en rayon.
En somme, le régime à base de plantes semble affiner la silhouette et booster les marqueurs cardio, tandis que l’omnivorisme muscle à tout va, certes, mais avec un effet secondaire : du gras en bonus. À chacun ses ambitions !
L’énergie, ce grand mystère… et l’intestin dans tout ça ?
Impossible de parler alimentation sans évoquer l’énergie au quotidien. Ici aussi, la différence est frappante :
- Hugo avoue avoir “envie de fromage et de viande” les deux premières semaines, mais son corps s’est vite habitué. Rapidement, il affirme «manger plus sainement, avec des fruits et des noix, et avoir un taux de sucre stable toute la journée». Et, spoiler : il se sent plus énergique à l’entraînement.
- Ross, fidèle à l’omnivorisme, réalise l’expérience inverse : il se sent moins performant, comme si ses séances de sport plafonnaient.
C’est le monde à l’envers ? Pas tant que ça, puisque cette étude remet en question l’idée reçue d’un déficit énergétique inévitable chez les vegans.
Là où l’expérience devient carrément passionnante (bon, pour les fans de science et de digestion, surtout), c’est côté flore intestinale. En passant au végétal, Hugo a vu son microbiome s’enrichir de bonnes bactéries, améliorant sa résistance à des maladies chroniques comme l’obésité ou le diabète de type 2, selon l’analyse des chercheurs. De quoi envisager son assiette comme un vrai médicament… ou au moins un baromètre de la santé globale.
Un verdict nuancé (et humain !) sur nos choix nutritionnels
Alors, faut-il se ruer sur les pois chiches ou garder la côte de bœuf ? L’expérience des Turner Twins donne un aperçu précieux, même si «deux hommes ne font pas une étude universelle». Elle révèle :
- Le végétalisme favorise une silhouette plus fine, une meilleure énergie (au moins pour Hugo !) et agite la vie bactérienne intestinale dans le bon sens.
- L’omnivorisme fait gonfler les muscles mais aussi la masse grasse, avec une performance sportive sujette à débat…
Le mot de la fin ? L’alimentation, loin d’être une guerre de chapelles, est affaire de choix personnels… et d’objectifs santé. Un conseil : pourquoi ne pas tester, sur soi, quelques semaines de changement tout en gardant un œil sur ce que dit notre corps, et pourquoi pas notre intestin ? Les Turner l’ont fait, à chacun d’inventer (prudemment) son propre menu expérimental !










