Votre corps vieillit brutalement à ces deux âges : découvrez lesquels choquent les médecins

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Vous pensiez vieillir paisiblement, petit à petit, comme une plante en pot placée à l’ombre ? Détrompez-vous ! Selon une étude récente menée par l’université de Stanford et publiée dans la revue Nature Aging, le vieillissement de notre corps n’est pas du tout un long fleuve tranquille, mais plutôt une suite de secousses — deux en particulier qui font ouvrir de grands yeux aux médecins.

Deux âges, deux vrais coups de vieux !

Il est bien établi que le risque de contracter des maladies augmente avec l’âge. Mais la simplicité s’arrête là. Les chercheurs américains et singapouriens ont passé au crible la vie biologique de 108 Californiens âgés de 25 à 75 ans en prélevant tout ce que le corps humain peut offrir : sang, selles, bactéries de la peau, de la bouche et du nez. Étienne Patin, épidémiologiste à l’Institut Pasteur, souligne que « jamais une approche si exhaustive n’avait été réalisée dans le domaine du vieillissement ».

Le résultat est sans appel : le vieillissement ne suit pas une pente douce. Deux périodes charnières, à 44 ans et à 60 ans, symbolisent de véritables pics. Concrètement, « seule une petite fraction de molécules (6,6%) a affiché des changements linéaires tout au long du vieillissement humain ». À l’inverse, 81 % de ces molécules subissent des évolutions en pics, principalement à ces deux étapes, bouleversant alors l’ensemble de l’organisme.

La quarantaine : le corps commence à traîner la patte

Autour de 44 ans, les cellules de nos muscles et de notre peau se régénèrent plus lentement. Après un effort, il faut (beaucoup) plus de temps pour récupérer. Ce n’est probablement pas une coïncidence si c’est aussi l’époque des premières rides, des cheveux grisonnants ou encore de la baisse d’énergie — sans parler de la tolérance alcool/lipides qui, elle aussi, tire la langue.

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Ce ralentissement cellulaire s’accompagne d’autres soucis : d’après Éric Gilson, professeur à la faculté de médecine de Nice, c’est vers cet âge qu’apparaît plus fréquemment le diabète de type 2, conséquence d’une « plus grande difficulté de nos cellules à utiliser les glucides ».

  • Ralentissement de la régénération de la peau et des muscles
  • Apparition des premières rides, cheveux gris
  • Diminution de la capacité à métaboliser l’alcool et les lipides
  • Risque accru de diabète de type 2

La soixantaine : le système immunitaire bat de l’aile

Si la quarantaine marque un premier tournant, la soixantaine est une étape encore plus radicale. C’est à cet âge que la proportion de cancers grimpe. D’après Éric Gilson, cette flambée est favorisée par une « baisse de l’efficacité de notre système immunitaire à nous protéger ».

Cela s’expliquerait, en partie, par notre histoire évolutive : avant le XIXe siècle, l’espérance de vie tournait entre 40 et 50 ans. Nos gènes n’avaient donc que rarement à veiller sur des organismes plus âgés. Avec la révolution médicale, « notre biologie n’a pas eu le temps de ‘rattraper’ cette nouvelle réalité » dit-il.

Des facteurs multiples… et quelques limites à l’étude !

Bien sûr, nos gènes ne sont pas seuls responsables de ce vieillissement accéléré par à-coups. Notre mode de vie aussi a droit à son mot à dire. Comme le précise le MIT Technology Review, « notre corps est exposé à divers facteurs de stress environnementaux au fil du temps », sans oublier la pollution qui passe par là et laisse forcément des traces.

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Quelques réserves sont néanmoins de mise : l’étude s’appuie sur un nombre limité de participants (108 personnes) vivant toutes à proximité de Stanford, issues d’une population à revenus moyens voire élevés. Cela en fait un échantillon peu représentatif du reste de la planète. Même les chercheurs admettent la nécessité de « recherches supplémentaires pour valider et élargir ces résultats », idéalement sur des cohortes plus diversifiées.

  • Biais liés à l’échantillon géographique et social
  • Échantillon de taille modeste

En résumé : le vieillissement survient brutalement à 44 puis à 60 ans, et pas nécessairement suivant une progression tranquille. On ne choisit peut-être pas l’âge de nos cellules, mais rien n’interdit d’adopter un mode de vie attentif pour accompagner au mieux ces périodes critiques. Et si vous croyez que le cap de la soixantaine sonne le glas, rappelez-vous : la nature n’aime pas la routine, même pour le vieillissement !

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