Et si on transformait 77 m2 en un cocon familial digne d’un grand hôtel, mais sans le room service ? C’est le pari relevé avec brio par un couple parisien, grâce à l’ingéniosité de l’architecte Dorothée Simon. Exit les couloirs inutiles, adieu la froideur de l’ancienne banque : place au confort, à la ruse déco et à une ambiance enveloppante. Prêts pour la visite guidée ?
Un passé bancaire métamorphosé, clin d’œil à l’appui
- Lieu : Paris, ancienne banque devenue trois-pièces familial de 77 m2
- Souhait principal des propriétaires : vivre chez eux comme à l’hôtel, sans prise de tête ni contraintes de rangement, dans un appartement fonctionnel et fluide
À première vue, plus rien ne rappelle l’époque où des liasses de billets sommeillaient entre ces murs. Pourtant, Dorothée Simon s’est amusée à glisser des rappels raffinés à l’histoire du lieu. Dans la chambre parentale, la tête de lit moulurée imite le quadrillage des anciennes salles des coffres et les chevets dorés font allusion aux lingots qui y reposaient – il ne manque plus que la moustache du banquier !
Rangement malin et illusion d’espace : la magie opère
Ici, chaque centimètre carré est exploité avec une finesse remarquable. Les rangements intégrés investissent les recoins, jusqu’à encadrer la porte cachée menant à la salle de bains parentale. Les placards, à peine signalés par de subtiles poignées, se fondent dans le décor. Résultat, l’œil ne bute jamais sur un meuble imposant : tout semble aérien, et certaines fonctions disparaissent même derrière des façades discrètes.
Le tour de force s’illustre aussi dans la cuisine. Ouverte sur le salon, elle brouille les pistes : ses appareils ménagers (excepté le four) sont habilement dissimulés derrière des façades lisses sans poignées, si bien qu’on oublierait presque qu’on y prépare à manger ! Lorsqu’il n’est plus l’heure de passer à table, la cuisine sait se faire oublier au profit d’un salon convivial.
Palette chromatique & matières signatures : quand le vert mène la danse
Impossible de passer à côté du vert profond qui s’impose comme fil conducteur. Il s’accroche à la cuisine, court sur la tête de lit et s’étire jusque sur les rangements. Parfois, il s’étire même vers le bleu, inspiré du bow-window et des codes décoratifs de Jeanne Lanvin. Cette variation chromatique donne sa cohérence à l’ensemble et dynamise l’atmosphère.
Du côté des matières, le marbre est la superstar du projet. On le retrouve :
- Dès l’entrée, sur la table « Tulip » qui accueille les invités dans un halo de lumière
- Dans la cuisine, en version veinée gris-vert d’une élégance remarquable
- Dans la salle de bains, où il enveloppe la baignoire digne d’une autre époque
Pour pimenter le tout sans tomber dans le bling-bling, quelques touches de laiton et d’or, parfois patinées, réveillent la déco. Et si vous craignez la froideur du marbre, rassurez-vous : les textiles ouateux (non, ce n’est pas une insulte !) viennent réchauffer l’ensemble et ajoutent à cette sensation cocooning. Comme quoi, marbre et laiton peuvent rimer avec chaleur !
Optimisation, design et confort pour toute la famille
L’entrée, dépourvue de corridors inutiles, plonge directement dans la pièce de vie. Les modules de rangement, peints comme la cuisine, font disparaître frigo d’un côté, placard à balais de l’autre. En cuisine, l’angle invite le séjour à la modernité avec des placards invisibles, tandis que le plan de travail, la crédence et l’étagère affichent le même marbre que la cuisine.
Dans la salle à manger, la table toute en rondeur favorise la circulation et la sensation d’espace, tout en apportant une note lumineuse et élégante. Le séjour joue la carte du minimalisme chaleureux : palette neutre, mobilier aux courbes sensuelles, œuvre d’art au mur, tapis graphique. Pour la touche d’originalité, ni table basse ni encombrement, mais un ottoman XXL pouvant accueillir amis ou batailles de coussins improvisées !
Petit espace bureau ? Installé façon cloffice, il pompe les atouts déco de la cuisine et, grâce à un grand miroir, capte la lumière pour prendre des allures d’Art déco raffiné.
Côté chambre des enfants, les lits superposés type dortoir vintage font équipe avec des étagères intégrées pour éviter de surcharger cette petite pièce. Les montants peints laissent presque s’effacer lits et soubassements pour encore plus de légèreté.
La salle de bains, accessible désormais depuis la chambre parentale, plonge dans un équilibre entre tradition (sculpturale baignoire marbrée) et ultra-contemporain (placards sur-mesure toute hauteur).
Conclusion : Quand l’astuce rencontre l’élégance
Ce cocon de 77 m2 prouve qu’il est possible d’offrir à une famille tout le confort, la fonctionnalité et l’élégance d’un palace… dans l’enveloppe d’une ancienne banque, malice déco comprise ! Moralité : si vous manquez de mètres carrés, investissez les coins et misez sur la discrétion des rangements. Un peu d’audace dans la couleur, du marbre bien choisi et hop, l’impression d’espace et de douceur est garantie !










