Ce geste nocturne banal peut vous plonger dans l’insomnie chronique sans retour

Partagez sur :

Vous pensiez peut-être que ce n’était rien, ce petit geste du soir : allumer un écran au beau milieu de la nuit ou grignoter devant votre téléphone après un réveil inopportun. Pourtant, cette habitude, si courante, peut être le premier pas sur la pente glissante de l’insomnie chronique – celle qui s’invite jusqu’au petit matin et gâche toutes vos journées. Retour sur ce fléau des temps modernes et les gestes (à éviter !) pour ne pas sombrer dans le club très privé… des insomniaques invétérés.

Sommeil perturbé ou insomnie véritable ?

Certaines personnes s’endorment sans trop de mal, mais se réveillent au bout de quelques heures, avec la désagréable impression que la nuit est terminée alors qu’il reste de longues heures à patienter jusqu’au matin… Résultat : la fatigue s’invite sans chichis dès le lever et empoisonne la journée. Mais à partir de quand faut-il parler d’insomnie, la vraie, la dure ? Le Dr Stephen Perrig, responsable de la Consultation du sommeil aux Hôpitaux universitaires de Genève, est formel : on parle d’insomnie lorsqu’on a du mal à s’endormir, à maintenir son sommeil ou quand on se réveille trop tôt, avec un sommeil non récupérateur. Cela entraîne, en journée, une fatigue bien pesante, mais aussi des soucis de concentration, des troubles de la mémoire, voire une propension à l’irritabilité (on compatit !).

Bonne nouvelle : les petits réveils nocturnes sont normaux, du moment qu’ils restent épisodiques et que vous arrivez à vous rendormir rapidement, dans la demi-heure. C’est quand ces réveils s’éternisent au-delà de 30 minutes, trois fois par semaine ou plus, et ce pendant plus de trois mois, qu’on bascule du côté obscur de l’insomnie chronique.

A LIRE :  “Je gaspille trois fois moins” : ses astuces pour se chauffer bluffent internet

Ce fameux geste nocturne à bannir : les comportements qui entretiennent l’insomnie

Souvent, l’insomnie n’arrive pas seule. Elle se pointe accompagnée du stress, de l’anxiété, ou encore d’une dépression sous-jacente. Et que fait-on alors ? On multiplie les gestes qui nuisent au sommeil : 

  • on traîne sur les écrans en plein lit,
  • on décale son rythme de coucher et de lever,
  • on dîne copieusement juste avant de filer sous la couette…

Rien de tel pour dérégler son horloge biologique ! Parfois, le coupable est à chercher du côté hormonal ou digestif, d’un rhumatisme, de l’asthme, des apnées du sommeil… Dans tous les cas, si le trouble s’installe, aucune honte à consulter : au-delà de trois mois, l’insomnie devient une maladie à part entière, qui nécessite une prise en charge appropriée.

Le poids de l’âge et des mauvaises habitudes

Malheureusement, les troubles du sommeil n’épargnent personne et tendent à se multiplier avec les années. Tandis que 10 à 15 % de la population générale subit une insomnie chronique, ce taux bondit à 40 % chez les plus de 65 ans. En vieillissant, le sommeil se fait plus léger, plus court, plus morcelé, d’où ces petits sommes en journée qui deviennent une seconde nature.

Face à un réveil nocturne, faut-il lutter ou s’y résoudre ? Deux options existent : patienter calmement dans l’attente du retour de Morphée ou se lever sans culpabilité, occupé par une activité zen – une tisane dans la pénombre, un peu de musique relaxante ou la lecture de quelques pages (numériques à bannir !). Surtout, fixez des horaires réguliers pour le coucher et le lever : rien ne fait tant de mal à votre horloge interne que de la chambouler tous les week-ends. Enfin, n’oubliez pas l’activité physique, de préférence le matin et en plein air – ce n’est pas qu’un slogan marketing, c’est une réalité physiologique !

A LIRE :  “Changer la planète” : ces 3 signes du zodiaque pourraient vraiment tout bouleverser

Solutions à portée de main : des plantes à la lumière, il y a de l’espoir…

Et côté traitements ? Bonne nouvelle, nul besoin de sauter d’emblée sur les somnifères : commencez par les plantes, comme la passiflore ou la valériane, proposées en pharmacie sous forme de gélules ou de gouttes. La mélatonine, cette fameuse hormone du sommeil, est disponible en comprimés à action prolongée, particulièrement indiquée pour les réveils nocturnes à répétition. Les somnifères, quant à eux, sont à utiliser aussi rarement que possible, addiction oblige. Si anxiété ou dépression sont de la partie, pas de miracle : ce sont des fronts à traiter en parallèle.

Heureusement, la technologie n’apporte pas que des insomnies. Des applications diffusant musiques et sons relaxants, ou des métronome lumineux projetant sur votre plafond des points rythmés à synchroniser avec votre respiration, peuvent aider à ralentir le cœur et apaiser l’esprit. Enfin, la tendance des couvertures lestées, ces édredons bourrés de microbilles de verre pesant de deux à douze kilos, a le vent en poupe : leur effet relaxant profond aide à lutter contre l’anxiété et le stress, même si elles ne constituent pas un traitement à elles seules pour l’insomnie chronique.

En conclusion : adoptez de bonnes habitudes, fuyez les écrans tardifs et, si le problème persiste, consultez sans attendre. Le sommeil est précieux – choyez-le, sous peine de vous retrouver dans la redoutable spirale de l’insomnie chronique… et ça, franchement, personne n’en rêve !

Nos derniers dossiers