Voici les 7 comportements surprenants qui révèlent votre haut potentiel sans le savoir

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Vous ne vous considérez pas comme un génie, encore moins comme la version IRL de Sherlock Holmes ? Pourtant, derrière certains comportements parfois déconcertants pour votre entourage, se cache peut-être un haut potentiel intellectuel… sans que vous le sachiez ! Découvrons ensemble les 7 attitudes qui pourraient bien trahir ce petit supplément d’âme et de neurones, loin des stéréotypes…

Un cerveau qui ne connaît pas le bouton pause

Depuis le succès de la série « HPI » sur TF1, le terme « haut potentiel » s’est invité dans les discussions du quotidien. Or, il n’y a pas de portrait-robot du surdoué ! Mais certains signaux sont éloquents. Premier signe à guetter : votre cerveau carbure-t-il à la question minute ? Pour Monique de Kermadec, psychologue clinicienne, ceux qui veulent toujours approfondir, obtenir des réponses argumentées et mener le questionnement bien plus loin que la moyenne s’inscrivent souvent dans ce mode de fonctionnement. Théo Bertrand, diagnostiqué haut potentiel à 14 ans, l’illustre simplement : « Sur un sujet qui peut être très superficiel, on va se retrouver à creuser pendant des heures voire des jours. » Besoin irrésistible de tout comprendre ? « Ce sont des moulins à questions », confirme la psychologue Violaine Carli.

Pensée en arborescence : le GPS mental surmultiplié

Si, chez vous, toutes les lumières s’allument en même temps et que les idées affluent comme des invités imprévus à une fête, bienvenue dans le monde de la pensée en arborescence ! Selon Théo, ce « bordel » mental, difficile à canaliser jeune, s’exprime par une avalanche de questionnements et d’associations d’idées, jamais linéaires. Monique de Kermadec précise : « Par association et analogie, le questionnement ne s’arrête pas à la première question, à la première idée. »
Ce fonctionnement peut provoquer des fulgurances logico-mathématiques. Violaine Carli explique : « La personne va trouver une solution de manière évidente, mais ne saura pas restituer son développement. » Certains élèves se voient reprocher de ne pas détailler leur raisonnement alors que, pour eux, la conclusion paraît limpide et immédiate. Béatrice Millêtre, docteur en psychologie, parle même « d’intelligence intuitive » : « Pour la personne surdouée, le résultat est la première étape consciente du raisonnement. La fin, c’est le début ! »

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Mémoire turbo et ennui précoce : l’école… pas toujours au menu !

Autre singularité, la mémoire étonnante et la vitesse de compréhension. Monique de Kermadec nuance : avoir une excellente mémoire ne suffit pas, « la différence, c’est le traitement de l’information ». Violaine Carli ajoute : « Certains peuvent capter une grande quantité d’informations autant sensorielles qu’informationnelles. » À l’école, cela a une conséquence inattendue : là où la répétition est la règle, le haut potentiel « saisit le fond de l’idée dès la première ou la deuxième écoute », confie Théo. Les répétitions suivantes ? L’ennui s’installe, et l’esprit navigue vite vers de nouvelles contrées intellectuelles. Parfois, l’objet de l’attention de base est tout bonnement zappé au profit d’un faisceau de réflexions.

Hypersensibilité, passion et vie sociale : plus qu’une étiquette

  • Hypersensibilité, intensité et hyper-empathie : Pour Monique de Kermadec, l’intensité émotive et intellectuelle est caractéristique. Béatrice Millêtre évoque une plus grande intelligence émotionnelle : « Ils sont plus stimulables, donc la réaction émotionnelle est plus grande. » Jusqu’à l’aversion à l’injustice, comme Théo qui avoue avoir été plus souvent sorti de cours pour s’être indigné qu’à cause de son comportement. « On pourrait parler d’éponge émotionnelle », analyse Violaine Carli.
  • Sentiment de différence et adaptation : Non, être haut potentiel ne rime pas avec incompréhension permanente ! Pour Monique de Kermadec, tout dépend de l’environnement. Mal accompagné, le sentiment d’être « en tort » peut s’installer. Béatrice Millêtre rassure : « Celui qui va bien a appris à faire avec cette différence. » Mieux encore, ils témoignent d’une grande intelligence sociale lorsqu’ils sont en phase avec eux-mêmes, loin du cliché du surdoué mal dans sa peau. L’environnement (scolaire, familial) façonne grandement la façon dont le haut potentiel se manifeste.
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Test de Q.I. : une utilité… mais pas une finalité !

Faut-il à tout prix courir après un chiffre ? Attention, prévient Monique de Kermadec, « Un chiffre n’apporte pas les conseils et les réponses ». Le test Q.I. a de l’intérêt seulement pour proposer le meilleur accompagnement. Se connaître, comprendre pourquoi on se sent parfois décalé, « voilà la vraie mission positive ». Comme le rappelle Violaine Carli, ne pas savoir qui l’on est et se forcer à s’adapter sans comprendre peut provoquer un profond sentiment d’inadéquation. Alors, mieux vaut savoir, pour s’accepter et avancer.

Pas de cape, pas de super-pouvoir visible, mais peut-être un haut potentiel que vous ignorez ! Ces comportements parfois déconcertants sont autant de forces à apprivoiser. Le plus important ? Se connaître, s’écouter et cultiver ce qui vous rend unique. Et si aujourd’hui, vous arrêtiez de douter… pour creuser la question ?

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